Chômage temporaire : pas trop vite !

Le recours au chômage temporaire a été élargi dans certains cas dans le cadre de l'épidémie de COVID-19.

Vous aurez lu sur notre site les consignes données par l'ONEm à ce propos.

Nous vous invitons toutefois à une certaine prudence dans le recours à ce dispositif. En effet, certains pouvoirs publics conditionnent le maintien des subventions à l'absence de recours au chômage temporaire.

 

La Wallonie a pris hier certaines dispositions visant à "immuniser" les subventions d'organisations de notre secteur (voir notre article à ce propos) à condition que celles-ci ne recourent pas au chômage temporaire dans le but évident de préserver les revenus des travailleurs.

La Fédération Wallonie-Bruxelles a pris ce jour la décision de dégager une première tranche budgétaire de soutien aux associations dont nous ne connaissons pas encore la façon et les conditions pour en bénéficier. Des courriers ont été adressés à nos ministres de tutelle pour les questionner à ce propos.

ACTIRIS a recommandé dans sa circulaire d'éviter de mettre les travailleurs ACS en chômage temporaire sans toutefois l'imposer.

Aucune information ne nous est parvenue à propos des travailleurs APE.

Les avances mensuelles de subventions des travailleurs relevant du Maribel seront liquidées aux employeurs tant que les personnes ne seront pas en chômage temporaire. Rappelons que les Fonds n'ont pas de pouvoir sur le contrôle de l'activité des travailleurs.

À l'heure d'écrire ces lignes, nous vous recommandons donc une certaine prudence dans l'usage du chômage temporaire à moins que la survie de votre association en dépende. Restez attentif·ve·s aux consignes données par vos pouvoirs de tutelle en la matière.

La CESSoC prépare une note sur le chômage temporaire qui sera en ligne incessamment. Vous pouvez en attendant vous en référer aux instructions de l'ONEm si nécessaire.

Par Pierre Malaise le 19-03-2020 - 456 lectures