Accord non marchand en Communauté française : une lueur d'espoir ténue…

 

Ce jeudi 25-02, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a reçu les organisations syndicales et l'UNIPSO pour dévoiler ses intentions en matière de soutien au secteur non marchand. On a parlé "mesures sectorielles" dans l'Aide à la jeunesse et la Petite enfance, "mesure d'encouragement pour les secteurs socio-sanitaires" dans le cadre de la crise COVID… et "futur accord non marchand" pour tous les secteurs, y compris le socioculturel.

 

Alors ? Faut-il se réjouir ? 

Pas trop vite sans doute. Si les mesures dévolues au secteur socio-sanitaire devraient être négociées tout prochainement – et les ministres de tutelle semblent déjà bien savoir ce qu'ils comptent faire – il n'en va pas de même pour cet accord non marchand qui devrait concerner tous les secteurs, y compris le nôtre (on se rappellera que le gouvernement avait communiqué précédemment pour signaler qu'il mettrait la priorité sur les secteurs socio-sanitaires).

Qui dit accord non marchand, dit budget à y consacrer… Et sur ce point, le gouvernement reste muet.

Il annonce la mise en œuvre de réunions tripartites prochainement en vue de fixer un accord pour fin juin 2021. Mais sans budget balisé, comment se projeter dans des mesures, et singulièrement dans des augmentations des subventions à l'emploi permettant d'honorer des barèmes semblables à ceux pratiqués partout ailleurs ?

La CESSoC avait déjà réagi, sans grande écoute (?!), auprès du gouvernement pour signaler sa colère de se voir exclue de tout accord dans les communications précédentes du gouvernement.

Elle sera évidemment attentive à ce que les négociations visent à rapprocher les conditions de travail et de rémunération des autres secteurs. Ce point est évidemment particulièrement important au moment où la Wallonie et la CoCoF négocient leurs propres accords qui s'appliqueront aux associations de nos secteurs dont un grand nombre sont poly-agréées.

 
 
Le 03-03-2021 - 68 lectures