Accords non marchands en perspective ?

Après avoir obtenu 600 millions € auprès du gouvernement fédéral pour le secteur des soins de santé, le front commun syndical s'est tourné vers l'ensemble des entités fédérées pour décliner son cahier de revendications dans tous les secteurs du non marchands.
L'UNIPSO et BRUXEO ont réagi auprès des ministres-présidents pour rappeler le caractère tripartite qui fonde depuis toujours les accords non marchands et réclamer d'être associées d'emblée aux discussions.

 
 

Si les employeurs ne s'opposent pas à la poursuite de négociations, singulièrement dans les secteurs de la Fédération Wallonie-Bruxelles dont les barèmes restent en-deçà des autres secteurs, la question de l'opportunité d'ouvrir si rapidement une telle discussion se pose avec acuité à l'heure où toutes les associations du secteur n'ont encore qu'une vision partielle de ce que sera leur bilan 2020 et cherchent encore des garanties d'immunisation des subventions. D'autant plus que les trajectoires budgétaires des entités fédérées devront sans doute être revues et chacun espère que ce ne se traduira pas par des diminutions linéaires de subventions. 

Les organisations syndicales ont donc sollicité des rencontres avec les différents gouvernements pour déposer un cahier de revendications centré à la fois sur des mesures réclamées de longue date et sur des mesures plus spécifiquement associées aux leçons de la crise COVID. Vous trouverez plus loin les documents déposés auprès des trois gouvernements wallon, bruxellois et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

À l'heure d'écrire ces lignes, seules des rencontres bilatérales se sont tenues entre les organisations syndicales et les gouvernements. 
Dès la rentrée, les fédérations d'employeurs entendent bien être reçues elles-aussi pour faire valoir leurs points de vue.

 
 
Le 14-07-2020 - 132 lectures