Le cabinet du ministre Jeholet ferme la porte à un accord non marchand

Le cabinet du ministre Jeholet avait relancé début décembre une première réunion invitant l'UNIPSO et les organisations syndicales en vue d'entamer une discussion que nous avons crue être l'entame d'un nouvel accord non marchand. Il aura fallu attendre une seconde réunion le 15-01 dernier pour comprendre que, d'une part, aucun budget n'était disponible pour un tel accord et que, d'autre part, le gouvernement entendait donner la priorité aux secteurs socio-sanitaires (et donc exclure le socioculturel) pour valoriser ces secteurs estimés particulièrement touchés dans la crise COVID. Autant dire que cette nouvelle n'a pas plus à la CESSoC !

 
 

Les organisations syndicales avaient déposé un cahier de revendications dès le début de la mandature. Les confinements successifs n'ont pas rendu les discussions aisées. Fin juillet, le gouvernement de la Communauté française annonçait avoir dégagé un budget de 8 millions € pour un accord non marchand. Il s'est avéré rapidement que ce budget avait été l'objet d'un arbitrage politique entre les ministres Glatigny et Linard qui semblent souhaiter utiliser ces sommes pour réaliser certaines des priorités contenues dans la déclaration de politique communautaire ou contenter quelque revendication syndicale. Rien à voir avec un accord non marchand trpartite traditionnel en tout cas.

Une chose semble certaine : le secteur socioculturel ne sera pas convié pour discuter de l'utilisation de ces sommes qui seraient dévolues aux secteurs de l'ONE et de l'Aide à la jeunesse. Le Conseil d'administration de la CESSoC a pris acte de cette répartition a écrit à tous les ministres du gouvernement pour lui signifier sa colère en décembre. À l'heure d'écrire ces linges, aucune réponse n'est parvenue. Nos ministres sont-elles frappées de surdité ?

On aura donc compris que ce 8 millions n'ont rien à voir avec un accord non marchand et que, pour le reste, non seulement aucun budget n'était disponible à ce jour et que les secteurs socio-sanitaires seraient privilégiés pour cause de COVID.

Rien d'acceptable pour la CESSoC, pas plus que pour les organisations syndicales qui l'ont fait savoir au gouvernement.

Les négociations sont donc suspendues.

À suivre…

 
 
 
 
 
 

 

 

 
 
 
 
 
 
Le 22-01-2021 - 204 lectures